SIMA AFRIQUE 2025 — Lionel Talon, parrain engagé, ouvre la 2ᵉ édition au Sofitel
COTONOU — Le Salon des Industries Musicales d’Afrique (SIMA) a lancé sa deuxième édition à Cotonou sous les feux des projecteurs et la promesse de faire « rayonner et financer les musiques d’Afrique francophone ». L’allocution officielle, prononcée par M. Lionel Talon, parrain de l’événement et promoteur du Centre Communautaire EYA, s’est tenue au Sofitel Marina Hotel & Spa, siège des rencontres professionnelles du salon.
Dans un discours empreint d’ambition et d’un fort engagement local, M. Talon a rappelé le rôle central des acteurs culturels et des institutions dans la structuration d’une filière musicale durable : « il nous faut créer des passerelles entre la création, la formation et le financement », a-t-il soutenu, appelant à des partenariats solides entre promoteurs, collectivités et investisseurs. La cérémonie d’ouverture a aussi mis en lumière l’accord de partenariat signé entre le SIMA et le Centre EYA, qui accueillera une partie des activités préparatoires et des résidences artistiques.
Le programme 2025 combine ateliers métiers, tables rondes, sessions de réseautage, et une résidence artistique panafricaine — pensée comme un « laboratoire de co-création » — avant les journées professionnelles qui se tiennent les 13 et 14 novembre 2025 au Sofitel. La clôture est prévue par un concert-événement qui viendra boucler la programmation du salon.
Un parrainat ancré dans le local
La présence de Lionel Talon comme parrain ne relève pas du symbole seulement : promoteur du Festival WeLovEya et du Centre Communautaire EYA, il incarne une dynamique de valorisation des talents béninois et francophones. Son intervention a insisté sur l’importance des structures communautaires — comme EYA — pour porter des projets de formation et d’accompagnement, espérant que ces piliers locaux deviennent des réservoirs de talents exportables à l’international.
Music In Africa
Acteurs, enjeux et perspectives
Les organisateurs présentent le SIMA comme un espace de professionnalisation : structuration d’écosystèmes, droits d’auteur, financement, circulation des œuvres et co-production ont figuré parmi les thèmes débattus. Plusieurs délégations et professionnels de la sous-région sont attendus pour créer des opportunités de partenariats et d’événements communs.
Enjeux concrets pour la filière
Les intervenants ont renouvelé l’appel à des mécanismes de financement adaptés (fonds, garanties, micro-investissements culturels) et à une meilleure formation technique (ingénierie sonore, production, droit). L’objectif annoncé est clair : transformer la créativité musicale en chaîne de valeur économiquement viable et exportable.
Music In Africa
Le SIMA 2025 se veut plus qu’un simple salon : c’est une tentative coordonnée pour faire émerger une industrie musicale francophone africaine structurée, avec des acteurs locaux — comme le Centre EYA — au cœur du dispositif. Lionel Talon, en tant que parrain et promoteur, a placé la nécessité d’un écosystème inclusif et professionnel au centre de l’agenda du salon. 🎤🤝
